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Empathie

Re-personnaliser

 

L’empathie, ou la capacité de se mettre à la place de l’autre, est une pratique.

Bien qu’il existe divers degrés dans la compréhension d’autrui, il y a deux manières relativement tranchées de percevoir les autres personnes :

  •  Dans une première conception, la personnalité des autres personnes n’a pas d’épaisseur, pas de consistance. Les autres personnes sont des entités abstraites. Celles-ci peuvent agir concrètement, mais au même titre par exemple que le temps qu’il fait ou le comportement des objets.
  • Une seconde conception, très différente, est celle selon laquelle les autres personnes vivent des émotions, pensées et sensations différentes, mais qui n’en ont pas moins la même épaisseur, la même intensité, la même richesse que les siennes propres.

Dans la première conception, la relation d’avec les personnes ne diffère guère de la relation d’avec les machines. D’une part, dans un tel monde de personnalités sans épaisseur, les machines ont une personnalité au même titre que les gens. Ceci se trahit par des attitudes bénignes telles que de vilipender la bêtise des objets, de s’énerver contre un outil qui ne fonctionne pas comme on voudrait, d’insulter sa voiture quand elle tombe en panne, d’être mis de mauvaise humeur par un chauffe-eau qui ne fournit que de l’eau froide.

Récemment dans l’histoire humaine, cela s’accompagne de la certitude qu’il n’y a qu’un pas pour que les machines acquièrent une personnalité de plein fait (tout le courant de l’intelligence artificielle, depuis la fin des années cinquante, va dans ce sens).

Dans la vie quotidienne, les machines tendent à acquérir des traits superficiellement humains tels que la parole ou l’autonomie ; les personnes tendent à se tourner vers des affections mécaniques, animaux domestiques artificiels, amitiés et amours informatiques.
Parallèlement, cela se traduit par une tendance à assimiler les relations humaines à des relations fictives du même type : la communication instantanée à distance, sans intervention physique, permet d’adopter des identités inconsistantes ou fictives et d’entrer en relation avec des personnes qui ne sont pas non plus réellement elles-mêmes ; il est possible de limiter la communication à tel ou tel point d’intérêt minuscule ; de la débuter et de l’interrompre à son gré sans avoir à subir la complexité des rapports entre personnes qui occupent un même espace.

Cette évolution des relations humaines et des technologies va de pair avec la conception occidentale selon laquelle les personnes sont des entités séparées, distinctes, uniques, et qui existent en soi, indépendamment les unes des autres.
Cette approche trouve sans doute sa source originelle dans la notion d’âme individuelle. Son exacerbation est l’individualisme, doctrine selon laquelle le bonheur tient dans la réalisation de ses désirs individuels. L’évolution de la société et de la technologie occidentales va dans le sens de cette conception du bonheur. L’une des conséquences en est l’incapacité à percevoir les autres personnes comme des personnes au même titre que soi-même, à se mettre à leur place, à accorder son existence avec la leur, et à donner un sens à sa propre existence au sein de la société — ce qui, incidemment, constitue la détresse individuelle.

Percevoir les autres comme des personnes au même titre que soi-même constitue la seconde conception. Cette capacité à se mettre à la place des autres — l’empathie — est le complément de la suppression bouddhiste du “moi”, l’exact opposé de l’individualisme.

Aboutir à l’empathie complète avec les autres personnes correspond à la notion bouddhiste de non-moi : non pas une perte de personnalité mais une identification de sa personnalité avec celle de la continuité humaine, et la voie directe vers la libération de la souffrance.
C’est précisément l’incapacité d’exercer cette seconde conception des autres qui constitue la détresse individuelle.

Cette pratique consiste par exemple à :

  • apprendre à évaluer la position d’une autre personne et à obtenir des précisions sur cette position, à s’assurer qu’on en fait une évaluation juste
  • apprendre à considérer les problèmes et difficultés des autres personnes et réfléchir avec elles à la manière de les résoudre
  • apprendre à ne pas interférer avec quelqu’un qui ne le désire pas
  • apprendre à faire en sorte que les autres personnes se sentent bien
  • défendre les faibles ; compenser pour ceux qui subissent l’absence d’empathie — une seule personne peut faire la différence
  • aider les personnes à trouver leur place dans le monde, même et surtout si elles font preuve de comportements déviants ou asociaux
  • favoriser l’empathie, ouvrir les yeux des personnes incapables d’empathie sur la personnalité d’autrui
  • favoriser une éducation empatique

 

 

 © Copyright 2009 Luc Élias-Kawada  et Jean-François Romang. Ces textes sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons - Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France. La reproduction et la diffusion sont autorisées, sans modification et à des fins non commerciales.

 

 

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