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En soi et hors soi

En soi et hors soi

 

 Pour accorder ses actes et ses pensées, d’abord accéder au contrôle de ses actes et de ses paroles.

 

La pensée occidentale tend à refuser de distinguer pensées et actes. Les raisons en sont, il me semble, à retracer dans la croyance en ce que Dieu les observe et les juge indifféremment. Dans la société occidentale, une parfaite correspondance entre les pensées et les actes constitue un idéal moral. Toute discordance est vue comme une entaille dans la sincérité et la franchise, voire comme une menace à l’ordre moral et social. La pensée est vue comme annonçant l’acte : si elle se produit, c’est que l’acte va survenir tôt ou tard. D’une façon générale, la personne est vue comme un bloc et toute brèche dans cette intégrité est vue comme une menace. Cette manière de voir les choses a un certain nombre de conséquences désastreuses :

  • Nous tendons à nous refuser d’avoir des pensées contradictoires. Or ce sont ces pensées contradictoires, leur acceptation, et le dialogue intérieur qui en résulte qui permettent la réflexion, le jugement, et le contrôle de ses actes.
  • Nous tendons à nous refuser de pouvoir changer dans le temps. Or, sans volonté de changement pas de construction ni d’amélioration de soi.
  • Nous tendons à renforcer nos positions et nos choix même si ceux-ci sont visiblement erronés. En effet, revenir sur les options prises, les actes commis, les mots prononcés constituent une brèche dans notre intégrité. Mais cette attitude interdit dans une large mesure de reconnaître ses erreurs, et donc de les corriger.
  • Nous tendons à être incapable de nous satisfaire du rêve et de l’imagination. Nous ne savons pas nous contenter d’un défoulement intérieur : une pensée ne prend sens que si elle s’accompagne d’un passage à l’acte. Or, il est évident que certains rêves sont inaccessibles. La position selon laquelle les rêves doivent nécessairement être réalisés est alors source de souffrance. Par ailleurs, il est préférable que certains rêves restent à l’état de rêve : toutes nos pensées ne sont pas roses, et nous n’avons pas toujours contrôle sur elles. En revanche, nous avons un meilleur contrôle sur nos actes, d’autant plus que nous sommes capables de dissocier nos pensées et nos actes.
  • Nous tendons à penser que d’agir stupidement ou de prononcer des invectives, si ces actes sont en accord avec ses pensées profondes, est une forme de franchise ou de sincérité. Inversement, nous tendons à penser que de se prévenir d’agir selon ses impulsions, de retenir des paroles ou de garder des pensées par devers soi constituent des formes d’hypocrisie et sont des attitudes condamnables. Or, aucune pensée n’a jamais blessé quelqu’un : ce sont les actes et les paroles qui peuvent provoquer des souffrances. En conclusion, ce qui est condamnable est justement d’accorder ses actes et ses pensées, si cela mène à des actes dommageables.
  • Enfin, la généralité de la théorie selon laquelle la pensée n’est que l’annonciatrice de l’acte tend à favoriser la condamnation des pensées au même titre que les actes, et la création de “polices de la pensée”. Or, nous ne devrions nous juger et ne juger les autres que sur les paroles et les actes.

 

En quoi cela me concerne-t-il, et qu’est-ce que je peux en faire ?

Je peux tirer parti de la différence majeure qui existe entre ce qui est en moi (mes sentiments, émotions, pensées, désirs, mon imagination et mes fantasmes) et ce qui s’en traduit hors de moi (mes paroles et mes actes). D’abord, je peux me libérer d’un certain nombre de souffrances en acceptant  cette différence. Il s’agit de comprendre que seules les paroles et les actes ont des conséquences. Les intentions ne commettent pas de crime. C’est la volonté de faire correspondre mes intentions et la réalité qui peut, éventuellement, mener à des actes injustes ou répréhensibles.

Par ailleurs, ce ne sont pas les désirs, envies, rêves et fantasmes qui provoquent de la souffrance, c’est la volonté de leur faire correspondre des réalités.

Une fois cette différence acceptée, je peux me concentrer sur mes actes et y être sans cesse attentif, pour éviter les manifestations de colère, d’hostilité, de méfiance, etc., qui sont la source de mes difficultés. Plutôt que de m’attacher à “penser juste” ou à “être bon” je peux apprendre à repérer dans mon quotidien les évènements qui provoquent chez moi des réactions que je veux éviter. Je peux anticiper ces évènements et me préparer  éviter d’y réagir de ma manière habituelle.

Je peux tirer profit de cette différence entre ce qui se passe en moi et ce qui se passe hors moi pour accorder ma sexualité avec les possibilités qui s’offrent à moi et avec ma situation (célibat, couple, parenté). Je peux imaginer à partir des possibles et m’en satisfaire, plutôt que d’être continuellement en quête de la réalisation de mon imaginaire.

Je peux immédiatement  agir sur mes réactions, mes paroles et mes actes ; ce qui me laisse plus de temps et de liberté pour chercher en moi les causes de mes souffrances ou de mes émotions ; je peux dissocier mon quotidien de ces souffrances en les réservant à un moment de réflexion spécial (méditation). Je peux, à titre de méthodes applicables sur le champ, me taire ou m’isoler momentanément.

 

 

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© Copyright 2009 Luc Élias-Kawada  et Jean-François Romang. Ces textes sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons – Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. La reproduction et la diffusion sont autorisées, sans modification et à des fins non commerciales.

 

 

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