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attitude

Commencer par l’attitude

 

 Je vais me comporter comme une personne qui s’aime et qui aime les autres.

 

Bien sûr, il est préférable de ressentir de l’amour et de la compassion pour ses proches et pour le reste de l’humanité plutôt que de les détester ou de leur en vouloir. Mais ce n’est malheureusement pas toujours facile. On ne dispose pas de recette simple (et en tout cas, si ce livre la fournissait, il ne ferait pas plus de mille pages !).

Lorsque j’ai commencé à travailler sur l’Almanach, j’étais grevé de jalousies, de haines, de culpabilités et de rancoeur. Je me suis vite rendu compte que de les effacer n’ était pas une question de volonté immédiate mais un travail de fond qui allait durer longtemps. En revanche, il m’est apparu que mon comportement (mon attitude à l’égard des autres, mes actes et mes paroles) était beaucoup plus facile à contrôler : il est impossible, du jour au lendemain, d’effacer des pensées négatives, mais il est relativement facile de se comporter comme quelqu’un qui s’aime et qui aime les autres, même si c’est faux. Ça peut sembler une forme d’hypocrisie, mais ça n’en est pas une puisque l’objectif est (a) de ne pas faire de mal ; (b) d’aller vers la disparition des pensées négatives. Ça n’a rien à voir avec l’hypocrisie, qui consiste à faire croire qu’on fait le bien alors qu’on fait le mal.

La dynamique des “cercles de renforcements” apparaît à de nombreux endroits dans ces pages.

Ce sont ces cercles qu’on appelle “cercles vicieux” quand ils sont négatifs et “cercles vertueux” quand ils sont positifs (pour ces derniers, on parle parfois aussi de “spirales ascendantes”, par ex. Ces cercles servent à illustrer que la plupart des changements liés . la psychologie humaine sont du type de “la poule et l’oeuf” : on ne sait jamais ce qui commence en premier. Dans le cas qui nous occupe ici, on pense souvent que les pensées justes entraînent les actes justes. C’est en fait tout aussi vrai dans l’autre sens. Actes justes et pensées justes se renforcent mutuellement.

 

pensées-attitude

 

Dans la tradition chrétienne, il est demandé d’aimer son prochain comme soi-même et de s’aimer les uns les autres. L’esprit de ces deux préceptes est bien sûr de faire le bien et d’éviter le mal, et il ne s’agit pas d’en atténuer le caractère louable. Néanmoins, soulignons que l’accent est mis sur la pensée juste et que l’acte juste est évacué du paysage. Cela pose des problèmes psychologiques et pratiques :

  1. Il n’est pas toujours préférable d’aimer son prochain comme soi-même, parce qu’il est rare qu’on s’aime soi-même. Ce qu’on aime, c’est la satisfaction de ses désirs. Ce n’est pas contradictoire avec le fait de ne pas s’aimer (de ressentir, par exemple, certaines formes de dégoût pour soi-même ou de la culpabilité).
  2. Aimer son prochain constitue un “contrat intenable”, dans la mesure où le mode d’emploi n’est pas fourni. C’est un peu comme de dire “répare l’ordinateur” à quelqu’un qui ne connaît rien à l’informatique, et ceci sans lui donner la notice.
  3. Il en va de même pour “s’aimer les uns les autres”, mais dans ce cas, il est demandé aussi d’obtenir (par une opération de magie ?) la coopération de ceux à qui, précédemment, on faisait la guerre. C’est une exigence qui n’est pas réaliste. Notre vie relationnelle quotidienne abonde de tels contrats intenables, tels que “sois gentil”, “ne pensez pas du mal des autres”, “respectez les personnes âgées”. De tels contrats peuvent être remplacés efficacement par des propositions plus concrètes et plus faciles à réaliser (comme : partager, céder, donner ; éviter de s’insulter, de se battre, de voler, etc.). Ce qui n’exclut pas d’ailleurs que les attitudes qui en résultent aient pour effet de faciliter l’amour pour les autres.

Il y a deux écoles monastiques différentes dans le bouddhisme tibétain : l’une met l’accent sur la discipline de la pensée, l’autre sur la discipline du corps, de l’acte et de la parole.

La tradition chrétienne ne considère valide que la discipline de la pensée, peut-être parce que la pensée est en contact direct avec Dieu et qu’elle est ainsi aussi importante que l’acte, sinon plus (Dieu voit et entend les pensées de la même façon que les actes). Ainsi en Occident, le contrôle des actes n’est jamais dissocié de celui de la pensée. Néanmoins, même s’il est clair qu’actes et paroles sont conséquents aux pensées, ce sont les actes et les paroles qui ont des conséquences sur le monde, et non pas les pensées. C’est pourquoi le contrôle de sa pensée est considéré dans le bouddhisme comme un moyen et non comme une fin, et que la seule discipline du corps, de l’acte et de la parole peut également être un moyen.

 

 

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© Copyright 2009 Luc Élias-Kawada  et Jean-François Romang. Ces textes sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons – Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. La reproduction et la diffusion sont autorisées, sans modification et à des fins non commerciales.

 

 

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