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Respecter la nature

Respecter la nature

 

La communauté humaine ne possède pas la nature et ne la maîtrise pas ; elle en dépend.

 

“Le progrès passe par la croissance économique et l’industrialisation, et au fur et à mesure que les sociétés s’industrialisent, elles trouvent les moyens de contrebalancer les effets négatifs du progrès”.

Cette théorie est, en un sens, nécessairement correcte : si les effets négatifs du progrès n’étaient pas compensés, l’humanité n’y survivrait pas (et il serait difficile de parler de progrès). Mais cette théorie sert parfois à justifier une industrialisation sans contrainte. Or, des événements divers, de Tchernobyl à la soudaine prise de conscience d’une possibilité de réchauffement global, montrent que les conséquences de l’industrialisation massive de la planète peuvent être catastrophiques, imprévisibles, soudaines, et que leurs effets ne connaissent pas de frontières et ne distinguent pas les pays à industries “écologiques” des autres.

Quelles que soient les avancées des techniques, l’existence de la communauté humaine est nécessairement liée au monde naturel. Il a suffi d’un siècle pour se rendre compte que les ressources les plus communes (l’air, l’eau, les combustibles fossiles) loin d’être insensibles à ce qu’on imaginait comme un grappillage, étaient au contraire à portée immédiate de ce qui n’est pas un grappillage mais un engloutissement. Nous tendons à mesurer le progrès et la civilisation en termes d’industrialisation ; mais le progrès pourrait être mesuré en termes tout à fait différents ; quant aux valeurs de la civilisation, elles ne sont pas celles de l’industrialisation, mais de notions socio-économiques telles que l’égalité des personnes ou le rejet progressif de l’usage de la violence. L’industrialisation n’est que l’outillage. On ne peut pas exclure que la croissance de l’économie humaine puisse continuer à l’infini — on ne peut pas exclure non plus qu’elle soit brusquement ou progressivement interrompue ou renversée. Elle passe nécessairement par une considération prudente de ses effets, non pas en termes généraux ou par comparaison d’états de sociétés présents et passés, avancés et primitifs, mais dans la vie quotidienne des personnes.

La plupart des choix industriels qui sont faits ne le sont pas par nécessité mais par hasard. Ce hasard dépend des découvertes individuelles, des ressources disponibles, de choix politiques indépendants, de la dynamique des profits et des marchés. Ils ne sont ni nécessairement les seuls possibles ni nécessairement les meilleurs. Nous tendons à supposer par principe que l’industrialisation d’un secteur de l’économie est profitable à l’ensemble de la communauté. L’exemple de l’agriculture montre que ce n’est pas nécessairement vrai.

Nous tendons aussi à croire que nous n’avons pas de ressources individuelles face à ces choix. C’est faux. C’est nous qui choisissons les produits que nous achetons, et qui faisons le choix de notre manière de nous nourrir, nous vêtir, de l’endroit où nous habitons et de la manière dont nous gagnons notre vie. Chacun d’entre nous, individuellement, est maître de la gestion de ses ressources.

Jusqu’à récemment, j’utilisais de la mousse à raser, vendue dans une bouteille en métal sous pression d’un gaz inflammable. Mais je me suis aperçu par hasard que le savon ordinaire faisait tout aussi bien l’affaire ! Ainsi, beaucoup de produits que nous utilisons dans notre vie quotidienne sont inutiles. Nous en avons besoin parce que nous croyons que nous ne pouvons pas nous en passer.

Il ne s’agit pas de renoncer à tous nos conforts et de vivre une vie spartiate et primitive. Il ne s’agit pas non plus de nous sentir coupable, d’agir sporadiquement par “spasmes écologiques”, de n’acheter que des “produits verts” (qui d’ailleurs, pour la plupart, sont aussi peu “verts” que les autres). Il s’agit de mettre en question nos actes de tous les jours, de tester point par point les changements que nous voulons apporter à notre existence. Pouvons-nous faire des économies de chauffage ou de climatisation ? Dans quelle mesure pouvons-nous nous passer de lessives et produits d’entretien ? Dans quelle mesure pouvons-nous nous passer de véhicules à moteur ? Pouvons-nous participer aux décisions communales ou régionales en matière de gestion des détritus, d’infrastructures, d’implantations industrielles ?

 

 

 © Copyright 2009 Luc Élias-Kawada  et Jean-François Romang. Ces textes sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons - Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France. La reproduction et la diffusion sont autorisées, sans modification et à des fins non commerciales.

 

 

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