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Vivre avec l’imperfection

 

 Accepter l’imperfection du monde, et le caractère fragmentaire de nos moyens d’agir sur lui.

 

Le monde matériel apporte d’inéluctables épreuves, comme la naissance, la maladie ou la mort, et nos moyens d’agir sur lui sont très limités. Nous pouvons réduire la douleur par des médicaments, repousser la vieillesse et la mort, mais nous devons néanmoins les affronter à un moment ou un autre de notre existence. Le monde n’est pas parfait, et nous ne pouvons pas le rendre parfait.

Tout au plus pouvons-nous en arrondir quelques angles. Ça ne veut pas dire que notre existence soit nécessairement misérable. Au contraire, c’est si nous n’acceptons pas cette imperfection que nous nous souffrons.

Dire que la vie est faite d’épreuves et apporte de la peine peut passer pour une forme de pessimisme, mais ce n’est pas plus pessimiste que de dire que la montagne qu’on veut franchir est haute, si, effectivement, elle est haute. Il est préférable de s’apprêter à affronter les difficultés que sa hauteur représente. Ça n’exclut pas qu’on puisse avoir du plaisir à la franchir. Si ce n’était pas le cas, il n’y aurait ni voyageurs ni alpinistes.

Pour une chose, le monde est impermanent. Cela signifie que les choses, toutes les choses, apparaissent puis disparaissent. C’est une caractéristique constitutive du monde. Il n’y a rien qui ne soit pas composé de choses qui apparaissent et disparaissent, et qui ne soit soi-même une chose qui apparaît et disparaît . un moment donné. Ainsi, nous naissons, vivons, et mourons, et tout ce à quoi nous sommes attachés apparaît puis disparaît.

Dans nos relations les uns avec les autres, il n’y a guère place non plus à la perfection. Nous sommes tous sujets à la peur, à la tristesse, à la colère, au dégoût, à la honte, à la jalousie et à d’autres émotions. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons rien y faire. Mais c’est si nous nous voulons parfaits que nous commençons à souffrir : chacun d’entre nous est, à des degrés divers, le jouet de ses émotions ; si nous nous voulons nous-mêmes parfaits, nous ressentirons du découragement ou de la culpabilité ; si nous voulons les autres parfaits, nous ressentirons du mépris ou de la colère. Ainsi, la volonté d’améliorer son sort peut apporter de la satisfaction et il est préférable d’éviter les situations difficiles et d’oeuvrer pour le soulagement de la peine, mais la volonté de perfection devient vite une tyrannie qui ne peut engendrer que de la peine.

 

Quelques actions stupides destinées à améliorer l’état du monde :

  • se plaindre en croyant que ça soulage
  • crier en croyant que ça éduque
  • craindre la mort, la vieillesse, la maladie, la douleur, en croyant que ça les éloigne
  • ressasser un problème en croyant que ça va le résoudre

 

Imaginez les situations suivantes. Quels sont les moyens d’agir sur elles, de les modifier ?

  • Quel manque de bol. On prend une semaine de vacances au bord de la mer et il n’arrête pas de tomber des cordes.
  • Au boulot, tout va de travers. Si seulement les gens pouvaient avoir la tête un peu moins dure.
  • Ce quartier est devenu invivable. On n’ose plus sortir le soir.
  • Cette fois, c’est foutu. On ne va plus pouvoir payer le loyer.
  • C’est une maladie qu’on ne sait pas soigner.

 

 

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© Copyright 2009 Luc Élias-Kawada  et Jean-François Romang. Ces textes sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons – Paternité – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 2.0 France. La reproduction et la diffusion sont autorisées, sans modification et à des fins non commerciales.

 

 

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