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Quatre principes de base

 

Avant d’aller plus loin dans la présentation de l’Almanach, voici les quatre principes de base qui ont gouverné sa conception : ils vous permettront d’en saisir l’esprit global.

 

Recourir à un almanach

  • Chaque personne a besoin de certitudes sur lesquelles baser son comportement quotidien. Elle a également besoin d’un ensemble cohérent de visions, disons, “spirituelles” qui lui permettent de donner un sens à sa place dans le monde. Pour les établir, elle a besoin d’une base de réflexion orientée effectivement sur les difficultés qui font sa vie quotidienne et sa condition d’être humain, de la naissance à la mort.
  • Cette base de réflexion doit être suffisamment riche pour embrasser les questions de la vie quotidienne dans son ensemble, mais elle doit aussi être suffisamment restreinte pour être appréhendée par une personne dans un temps raisonnable, et pouvoir être revue régulièrement. C’est pourquoi le format d’un almanach, comportant quelques pages par jour pendant un an, est fixé.
  • L’Almanach que je suggère, et qui constitue la base de réflexion commune, est constitué de 364 préceptes organisés en 52 semaines thématiques. Le texte original est celui que détiennent les personnes qui en possèdent une version papier. Ces préceptes ne sont ni des “lois” ni des “principes”. Ce sont des suggestions à adopter, modifier ou rejeter à l’aune de son expérience.
  • Chaque personne se constitue son propre almanach à partir de la "base de réflexion commune", en étudiant, adoptant, modifiant ou rejetant les préceptes qui y sont énoncés, et éventuellement en ajoutant d’autres préceptes qui lui sont propres.
  • On ne peut pas faire le bonheur des gens contre leur gré. Aucun précepte ne peut être imposé à qui que ce soit. Ceux et celles qui utiliseraient les préceptes de l’Almanach dans ce sens le feraient contre les intentions de son auteur, et se méprendraient complètement sur le sens de sa démarche. Toute tentative d’utiliser les préceptes de l’Almanach pour justifier une intervention destinée à imposer quoi que ce soit à qui que ce soit serait un dévoiement de ces préceptes.

 

 

Le bouddhisme minimal

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Le fondement spirituel de l’Almanach est un bouddhisme minimal, exempt de rites communs, résolument agnostique et non mystique, et basé sur les quatre certitudes :

  1. La vie est souffrance (le monde matériel, le corps physique, le monde intérieur et le monde des relations entre personnes apportent de constantes épreuves).
  2. Le “moi” (la volonté d’accomplir pour soi seul, la rupture entre soi et la continuité humaine) est la cause de la souffrance,
  3. Sortir du “moi” (comprendre sa place dans la continuité humaine) est la solution.
  4. Il existe une méthode pour ce faire : les huit jalons.
  • La notion centrale est celle de "continuité humaine" : chaque personne est le résultat des influences multiples de toutes celles et ceux qu’elle a rencontrés, et ceux-ci de toutes celles et ceux qui les ont précédés (génétiques, culturelles, mentales, sociales, psychologique, etc.). De même, à travers ses paroles, ses actes, les personnes qu’elle touche, leur mémoire, leur personnalité et leur comportement conséquents, une personne s’étend bien au-delà. de son corps physique. Elle existe ainsi au-delà. de sa seule présence physique dans un lieu donné pendant une période donnée. Les limites entre la personne individuelle et le reste de l’humanité sont non seulement plus floues qu’elles n’apparaissent à première vue : elles sont illusoires. L’humanité est un continuum.
  • Il s’agit d’une doctrine philosophique et non d’une explication du monde. Les huit jalons (“l’Octuple Sentier” dans la terminologie traditionnelle) établissent un code de comportement moral permettant d’atteindre la libération de la souffrance. Ce code est le suivant :
  1. Etablir une bonne vision du monde et de la continuité humaine
  2. Avoir des objectifs clairs
  3. Pratiquer des paroles réfléchies
  4. Adopter un comportement juste
  5. Mener une vie professionnelle saine
  6. Faire des efforts réguliers
  7. Se comprendre soi-même
  8. Entraîner sa concentration
  • Ce bouddhisme résolument agnostique établit que quelles que soient les avancées techniques ou spirituelles de l’humanité nous ne saurons jamais qui a créé. ou comment s’est créé l’univers. Il n’exclut pas, de fait, l’existence d’une ou de plusieurs entités créatrices mais stipule que si elles sont, nous n’avons aucune idée de ce qu’elles sont, elles sont imperméables à toute forme de communication que nous pouvons leur adresser, et leurs intentions s’expriment clairement ici et maintenant dans la nature telle que nous la percevons. Autrement dit, qu’elles soient ou ne soient pas, nous pouvons nous comporter comme si elles n’étaient pas. La frontière du mysticisme est franchie lorsque les évènements de la vie quotidienne s’expliquent en faisant appel aux puissances d’un monde invisible.
  • Dans cette optique, cette frontière serait franchie si la réincarnation et le karma étaient considérés comme le passage d’une personnalité d’un corps à un autre par des voies paranormales. Il ne s’agit de rien d’autre que de la "continuité humaine" telle que définie plus haut : nous survivons . notre vie physique et matérielle, nous continuons à vivre, nous passons et nous revivons à travers celles et ceux que nous touchons au cours de notre existence. Ainsi, les malheurs d’une personne sont bien la conséquence des comportements psychologiques, sociaux, culturels, techniques, éducatifs, etc., de celles et ceux qui l’ont précédé tout au long de l’histoire humaine et qui constituent sa personnalité. Ces malheurs sont bien le résultat d’un “karma” passé. En conséquence, la plus haute mission humaine est bien de vivre avec ce karma et de l’améliorer pour son bénéfice propre et pour le bénéfice de toutes celles et ceux qu’on côtoie et qu’on précède.

 

 

La non-violence

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Les conflits armés sont cause de mort et de destruction, de famines et d’épidémies. Ils sont toujours le frein le plus net à l’amélioration des conditions de vie des populations qu’ils impliquent.

Ils causent ou entretiennent la destruction des ressources naturelles, intellectuelles, techniques et philosophiques des êtres humains. A travers la haine, ils ajoutent une source de souffrance plus violente encore que celles provoquées par les traumatismes tels que la maladie et la mort lorsque ceux-ci surviennent en temps de paix.

La tentation de faire le tri entre les causes “justes” et celles qui ne le sont pas est légitime, mais elle n’est malheureusement pas réaliste. Tous les belligérants sont évidemment convaincus d’être engagés dans une telle cause. Par ailleurs, l’histoire montre ad libitum  que les causes peuvent être défendues avec la plus fervente conviction pour tomber en désuétude quelque temps après, bien qu’elles aient entraîné pour leur perpétuation des souffrances incalculables.

L’évitement du conflit et le pacifisme absolu rencontrent toujours les mêmes douze arguments. Ces arguments ne servent que la perpétuation des conflits à travers la conviction émotive que “la guerre est une solution”. L’un des objectifs de cet almanach est de les mettre à jour et de montrer qu’ils ne résistent pas à l’analyse. Une personne ne peut pas prétendre vouloir améliorer la condition humaine, ni même la sienne propre, si elle participe ou pense un jour devoir participer activement à un conflit armé.. En cas de conflit ou de risque de conflit armé, la seule manière d’améliorer la condition humaine passe avant tout par l’évitement du conflit. Or, tous les conflits armés peuvent se ramener à des revendications ethniques, religieuses ou territoriales. La certitude d’être impliqué dans une cause juste de conquête ou de défense d’un territoire donné est à l’origine de tous les conflits armés et est la source de leur perpétuation.

En conséquence, le renoncement à toute prétention territoriale, et la volonté active de vivre en bonne entente avec d’autres, y compris si cela implique un exode, sont les conditions sine qua non de la paix. Ceci n’exclut pas, évidemment, de fermer sa porte aux tentatives d’intrusion, mais cette attitude ne fait guère de sens si elle implique la destruction de la porte, voire de la maison, et une longue perspective de violences et de souffrances. Une personne ne peut pas prétendre vouloir améliorer la condition humaine, ni même la sienne propre, si elle se bat ou pense un jour se battre pour un bout de terrain, quand bien même elle aurait investi trente ans de sa vie dans ce bout de terrain. Les êtres humains heureux que je connais ne le sont jamais parce qu’ils se battent pour défendre ce qu’ils jugent être leur territoire, mais parce qu’ils vivent en paix avec les autres et avec eux-mêmes, même sur une terre qui n’est pas la leur.

 

 

Le volontarisme

 Certaines interprétations du bouddhisme traditionnel tendent à s’accompagner d’une forme de défaitisme et de passivité qui peut aller jusqu’à l’obscurantisme. Cette attitude passe à côté de l’aspect volontariste des quatre certitudes (“Nobles Vérités” dans la terminologie traditionnelle) qui prêchent une forme de libération de la souffrance basée sur l’effort individuel et la pratique des huit jalons. Cette volonté de changement de soi constitue l’un des fondements de l’Almanach, et sans elle, pratiquement rien de ce qu’il contient ne fait sens.

La philosophie implicite à la notion de "continuité humaine" est que : d’une part nos modes d’action sur le monde sont fragmentaires et limités (face au poids immense de ce que nous lèguent, en termes de culture, d’éducation, de société, etc., toutes celles et ceux qui nous ont précédés), et d’autre part, à chaque instant, nous modifions le monde dans son entier. Ainsi, nous naissons avec un “karma” massif, mais notre plus haute mission humaine est bien de vivre avec ce karma et de l’améliorer pour notre bénéfice propre et pour le bénéfice de toutes celles et ceux que nous côtoyons et que nous précédons. Ce sentiment de mission s’accompagne de la volonté d’améliorer l’état du monde, non pas par de grandes réalisations mais par une réflexion constante sur ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, et quelles en sont les conséquences. Dans cette optique, nous renonçons à tenter de faire changer les autres, mais nous faisons de notre mieux pour devenir nous-mêmes des personnes de transition, des charnières entre le passé et l’avenir.

J’ai trouvé mon rôle, d’une part à travers ce changement salutaire de moi-même, et d’autre part à travers l’écriture de l’Almanach. Ces deux actes ont donné un sens à tout ce que je fais, que ce soit dans ma vie familiale, amicale ou professionnelle. Je me donne maintenant pour tâche de faire connaître l’Almanach (en en copiant et en en distribuant des extraits, en créant des sites Internet, etc.), et de mettre à la disposition de ceux qui le demandent des exemplaires de l’Almanach (soit en les reproduisant moi-même, soit en les achetant aux éditeurs qui le font).

 © Copyright 2009 Luc Élias-Kawada  et Jean-François Romang. Ces textes sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons - Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France. La reproduction et la diffusion sont autorisées, sans modification et à des fins non commerciales.

 

 

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