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Cohésion sociale

La cohésion sociale

 

Valorisation du bien commun, sentiment de confiance, sens de la solidarité et de la coopération.

 

Si, comme je le crois, le bien-être des personnes dépend directement de la violence de leurs émotions, du degré d’agressivité et de confiance qu’elles ont les unes envers les autres, de leur sentiment de pouvoir être aidées et soutenues ou au contraire maltraitées et abandonnes par celles qui les entourent, l’un des points les plus importants sur lequel la civilisation peut se mesurer est le degré de cohésion sociale.

 

Sentiment d’avoir un avenir

La société civilisée fournit, ou est censée fournir à ses membres un sentiment de sécurité immédiate et à court terme (sentiment d’être protégé de la violence, de la faim, de la maladie et des intempéries). Mais elle fournit aussi le sentiment que les lendemains sont relativement sûrs, que les enfants deviendront des adultes heureux, et que les adolescents et les jeunes ont un avenir. La cohésion sociale dépend grandement de ce sentiment. Lorsque ce sentiment se délite, rien ne peut contrecarrer l’impression d’injustice, la volonté de révolte et l’envie de risque propres à l’adolescence. Il en résulte de l’associabilité, de la délinquance et de la criminalité.
Ceci à son tour contribue à la dégradation sociale : sentiment d’insécurité quotidienne, perte de confiance en les autres personnes, tensions entre communautés. Ce qui contribue d’autant plus au sentiment que la société  telle qu’elle se présente n’est pas en mesure de fournir un avenir sûr (v. Fig).

 

Délitement et cohésion sociale

 

C’est la raison pour laquelle les sociétés à fort chômage, même si elles fournissent des aides sociales qui devraient théoriquement  éviter la délinquance, ne parviennent pas à enrayer le cercle vicieux du délitement social. Il est difficile de briser un tel cercle et de le remplacer par le cercle vertueux correspondant si on ne l’attaque pas par chacun de ses aspects. L’un d’entre eux est de fournir une perspective d’avenir. Dans un monde où, quoi qu’on fasse, il n’est pas possible de savoir ce que l’avenir nous réserve, celle-ci passe moins par l’apprentissage d’un emploi précis que par apprendre à faire sa propre éducation quelles que soient les circonstances, à avoir une vision claire des âges de la vie, à être émotionnellement adulte.

 

Le niveau de violence effectif et le niveau de violence apparent

Un autre des aspects qu’il me paraît nécessaire de considérer est celui de la dégradation de l’environnement social. Celle-ci se mesure à la perte du sentiment de sécurité dans l’espace public, de confiance envers les personnes inconnues, de qualité des rapports entre communautés. On a longtemps soutenu, en France par exemple, que le sentiment d’insécurité n’était pas fondé et que par conséquent, il suffisait de le vilipender pour le faire disparaître. Mais qu’il soit fondé ou non, le sentiment d’insécurité nourrit le sentiment que les choses se dégradent et que l’avenir est sombre, les tensions entre communautés, la conviction que les institutions sont incompétentes, etc.

Il ne s’agit pas de faire régner arbitrairement la loi et l’ordre mais de permettre à chacun de vivre dans une atmosphère qui facilite la cohésion sociale :

  1. l’espace public doit être accessible à tous sans danger ;
  2. il ne suffit pas qu’il soit sans danger, il doit aussi inspirer confiance ; qu’on le veuille ou non, cette confiance tient à des détails : propreté, présence de commerces, absence de petite délinquance de rue, etc.
  3. Chacun doit pouvoir s’en remettre à quelqu’un pour assurer sa sécurité.

La solution  à ces problèmes ne passe pas nécessairement par l’instauration d’une surveillance et d’une action policière. Elle peut passer, ici et maintenant, par l’action de groupes de citoyens qui se chargent d’occuper l’espace public, de le rendre propre, attrayant, verdoyant, de prendre en charge les personnes en difficulté.

 

Le sentiment d’impunité et le sentiment de ce qui constitue la “norme” en matière de respect de la loi

Le troisième aspect est celui de la limitation des comportements asociaux et de la délinquance.
La dépénalisation des petits délits est un terreau favorable à la désobéissance civile et à la désagrégation du tissu institutionnel et social. Pour Arendt, la criminalité n’est pas une déviation de la norme mais la norme qu’instaure un certain état social. Elle est non pas le résultat d’“aberrations” mais l’état auquel aboutit l’individu dans une situation sociale ou la tolérance vis-à-vis de la loi est la norme.
C’est quelque chose que je sais d’expérience : il est impossible, en particulier pour les jeunes adultes, de comprendre qu’un délit reste un délit même si tout le monde le commet. La difficulté consiste à aboutir à un état de société  dans lequel l’application de la loi constitue la norme, sans passer par la coercition et la force. D’une part parce que, comme le montre l’exemple des États-Unis, celle-ci a tôt fait de faire exploser le système judiciaire ; d’autre part parce que la force ne fait que renforcer le sentiment de révolte et le sentiment que la solution des problèmes est dans l’usage de la force.

 

Sens de la cohésion sociale

La cohésion sociale passe par :

  1. Le sentiment d’avoir un avenir sûr, qui dépend : d’une part de sa capacité à s’auto-éduquer et à s’adapter à des circonstances diverses ; d’autre part de sa capacité à se constituer en groupes solidaires et de bâtir avec ses pairs une confiance réciproque ;
  2. Le sentiment que l’espace public fait partie du bien commun et que son entretien est l’affaire, non pas d’institutions abstraites chargées de maintenir la propreté et l’ordre, mais des personnes qui l’occupent.
  3. Le sentiment que la prise en charge des personnes en difficulté (pauvreté, délinquance, criminalité) est l’affaire, non pas d’institutions abstraites chargées de maintenir un état satisfaisant de l’économie, l’ordre et la répression, etc., mais de toutes les personnes qui les côtoient et sur la vie desquelles elles influent.

Ceci, à son tour, passe en particulier par :

  • une éducation à la capacité à se mettre à la place des autres,
  • une éducation à l’interaction avec le groupe,
  • une éducation à la solidarité et de la coopération,
  • une éducation à la construction de l’adulte à travers les difficultés de l’adolescence et de la jeunesse.

 

 

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© Copyright 2009 Luc Élias-Kawada  et Jean-François Romang. Ces textes sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons - Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France. La reproduction et la diffusion sont autorisées, sans modification et à des fins non commerciales.

 

 

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